Engagement climat, la rénovation énergétique ne semble pas prise au sérieux

toit de chaume

C’est incontestable ! La faible performance énergétique d’un logement peut favoriser le réchauffement climatique. Les passoires thermiques sont effectivement mauvaises pour l’environnement.
Non seulement elles polluent, mais elles nécessitent une consommation d’énergie importante. Donc, elles contribuent à la dégradation de la planète ainsi qu’’aux changements du climat. Pour améliorer la situation, différentes mesures ont déjà été prises par le gouvernement. Mais jusque-là, on peut dire que la question de rénovation énergétique n’est pas prise au sérieux.

Éradication des passoires thermiques d’ici à 2028

Si l’on se réfère au projet du gouvernement, la mise en location des bâtiments classés G sera interdite à partir de 2023. Cette mesure ne concerne que 90 000 logements sur 11 millions de ménages locataires. Et encore, elle ne touche que les maisons qui ont une consommation moyenne de 450 kWh/m²/an et plus.
L’éradication des bâtiments classés F, c’est-à-dire des logements qui consomment en moyenne entre 331 et 450 kWh/m²/an, ne sera accompli qu’en 2028. Ainsi, il faut donc attendre 5 ans pour mettre fin à ce phénomène qui nuit à l’environnement et au climat.

Des travaux lourds et coûteux pour gagner une ou deux classes énergétiques sur le DPE

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la rénovation énergétique implique la réalisation de travaux lourds et coûteux. Pour améliorer le classement de leur logement, les propriétaires des passoires thermiques doivent renforcer l’isolation de leur maison, notamment de leur toiture, de leurs portes et fenêtres, de leurs murs et de leurs planchers.
Ils doivent aussi remplacer leur système de chauffage et leur chaudière par des modèles récents beaucoup plus performants. Et ils doivent installer des équipements malins du genre robinets thermostatiques, VMC et tuyaux de circulation d’eau chaude calorifugés pour gagner en confort thermique. Il est vrai que différentes aides financières sont actuellement disponibles pour améliorer le DPE d’une habitation.
Les propriétaires des passoires thermiques peuvent s’intéresser aussi bien au CITE qu’à l’éco-prêt à taux zéro, à la prime énergie, aux subventions de l’Anah, à la TVA à taux réduit et aux aides régionales et territoriales.
Cependant, il faut admettre que le coût des travaux de rénovation énergétique reste onéreux. L’ADEME a confirmé qu’il faut prévoir en moyenne 16 000 euros pour gagner une classe énergétique de F à E, par exemple, et 26 000 euros pour en gagner deux.
Mis à part cela, les aides financières telles que MaPrimeRénov’ sont soumises à des conditions de ressources et elles ne couvrent pas le montant total des travaux.

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